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Robert Fedida, toujours au rebond pour la SIG Strasbourg

Ce spécialiste de la formation a été réélu à la présidence du club de bas­ket de la SIG Strasbourg.

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Son enjeu du moment : limiter l’impact de la crise sanitaire.

40 ans, c’est l’âge où il faut penser à sé­curiser son parcours professionnel. pour ne pas se retrouver sur le car­reau dix ou quinze ans plus tard». C’est aussi peu ou prou l’âge où Robert Fedida a quitté son poste de salarié au sein du groupe Vivendi pour créer sa propre entreprise de formation, Omnis. 22 ans plus tard, cette dernière est fermement inscrite dans le paysage éducatif strasbourgeois, au côté de trois autres structures l’ayant rejointe : Horizon, Estudia et Oscar. Robert Fedida est, quant à lui. un boulimique de l’engagement professionnel et associatif, président d’honneur de la Fédération de la formation professionnelle du Grand Est et membre, entre autres. de la CPIVIE et du Medef. Avec un goût particulier pour la thématique de l’emploi.

« J’ai bien essayé, il y a quelques années, de faire une pause, mais c’était pour mieux me rendre compte que c’est cet engagement qui me permet d’être performant. S’intéresser aux problé­matiques des autres aide à relativiser ses propres problèmes et à garder de la distance par rapport à ce que l’on fait».

note-t-il.

Passionné par le monde du sport

C’est tout natu­rellement qu’il participe. en 2014, à la recapitalisa­tion, puis à la privatisation du club de basket de la SIG Strasbourg. Le manager réunit différentes entreprises partenaires pour fonder la société SIG & Entreprises, qui devient premier actionnaire du club avant de remporter, fin 2016. la majorité du capital de la société anonyme sportive profes­sionnelle nouvellement créée’. Robert Fedida en prend la présidence, un mandat qui vient de lui être renouvelé pour quatre années supplémen­taires. « Dans le sport comme dans le business, il faut constamment se remettre en question, sinon on le paie cash. Ce qui était valable hier ne l’est plus aujourd’hui », estime-t-il. Un adage plus que jamais d’actualité avec la crise sanitaire actuelle, qui a réduit de 30 % le chiffre d’affaires du club (une nouvelle baisse de 50 % est attendue pour la saison actuelle) et oblige désormais ce der­nier à faire évoluer son modèle de gouvernance. Les fonds propres de la SIG Strasbourg, pour­tant conséquents, fondent au fur et à mesure des matchs disputés sans spectateurs. rendant une recapitalisation inéluctable.

« De nouveaux actionnaires, avec un ticket d’entrée plus impor­tant que ce que nous avions mis en place en 2016, vont nous rejoindre cet été. Mais avec Martial Bel­lon. le président du directoire, nous avons la volon­té de conserver l’état d’esprit actuel du club. En aucun cas, une personne seule n’aura le pouvoir»

affirme Robert Fedida.

En quatre ans, le président du conseil de surveillance de la SIG a transformé son club en une locomotive pour le territoire.

« Avant, on avait des spectateurs. Aujourd’hui, on a des supporters. La SIG a été classée deux saisons de suite en tête des clubs de basket français pour sa gestion adminis­trative et financière. L’esprit entrepreneurial qui a été insufflé nous permet de mieux faire face à la situation actuelle»,

conclut-il.

Un indice · à la fin de la saison dernière, 50 % des abonnés ont fait don au club du solde des billets non utilisés.